Bob HALLER : Grosse Désillusion !

En partant pour le Japon, il y a une semaine, le meilleur triathlète luxembourgeois du moment avait un moral du tonnerre. Ses dernières impressions de la préparation avec ses copains portugais étaient fort positives ; il avait la ferme conviction d’être en mesure de réaliser une bonne performance dans la première épreuve qualificative pour les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo….
La déception post-compétition est d’autant plus grande. Bob Haller, à bout de forces après le parcours à vélo, s’est vu forcé d’arrêter la course à pied après 1,5 km. Absolument vidé, la poitrine opprimée, incapable de respirer ; l’estomac à l’envers, il n’arrêtait pas de vomir ; il titubait au lieu de courir ; déshydraté, il était proche d’un collapsus ; anéanti par la forte chaleur et l’humidité élevée de l’air…
Alors qu’il pouvait caresser l’espoir de faire un bon résultat, il n’avait plus que les yeux pour pleurer. Il ne trouvait pas d’explication à son couac.
Certes, il ne s’était pas déjà senti à son aise dans la seconde moitié de la natation. Et pourtant, jamais jusqu’à ce jour il n’était sorti de l’eau si prés des premiers à l’issue de la longue distance de 1500 mètres: il n’avait que 26 secondes de retard sur le Slovaque Varga, réputé meilleur nageur du circuit. Une douzaine de secondes seulement le séparait de son copain Stefan Zachäus…
Alors que celui-ci n’avait aucun problème à intégrer le peloton de tête, fort de …44 concurrents ( !), Haller, sorti 49e de l’eau sur les 55 partants, ratait ce groupe, essentiellement à cause d’une mauvaise transition. Lui qui d’ordinaire est l’un des plus rapides au passage de la nage au vélo, cette fois-ci il a été le plus mauvais. Il avait connu des problèmes à ôter son maillot néoprène et perdu une douzaine de secondes supplémentaires dans l’affaire.
De ce fait il se retrouvait dans le groupe de chasse d’une dizaine d’attardés, parmi lesquels certaines pointures de renom tels le Mexicain Grajales (No 15 mondial), le Sud-Africain Sullwald, le Russe Bryukhankov, et , à la fin, également le Portugais Joao Silva, le pote du Luxembourgeois.
Si ledit groupe de poursuivants n’arrivait jamais à réaliser la jonction avec la tête de course, ils avaient néanmoins le mérite de maintenir pendant quarante kilomètres l’écart autour d’une minute. C’est ainsi que Bob Haller pointait à 1’05”lorsqu’il se lançait sur les 10 km de la course à pied.
L’on sait la pénible suite….
Terminons sur Stefan Zachäus. Il était visiblement à l’aise dans le gros peloton qui ouvrait la course.
A la fin du 4e des neuf tours à accomplir, il se payait même le luxe de passer en première position et lorsque l’épreuve s’engageait sur le parcours de la course à pied, il était à trois secondes des tout premiers. Avait-il trop présumé de ses forces, toujours est-il qu’il allait souffrir un martyre sur les 10 km, perdant pas moins de 6’30” sur le grand vainqueur, l’Espagnol Mario Mola, le No 1 mondial, qui a réussi une véritable démonstration en étant le seul athlète à boucler la distance en moins de 30 minutes : 29’52” pour les 10 km.
Au terme d’un triathlon, il faut le faire !…

Updated: 29/05/2018 — 05:39
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