Triathlon World Cup – Cape Town (RSA)

Comme s’il avait voulu remercier les organisateurs sud-africains de l’honneur lui fait d’avoir été invité à la conférence de presse d’avant-course, Bob Haller a réalisé une entrée en matière de sa saison 2018 parfaitement maîtrisée, voire au-delà de toutes attentes.

10eà l’arrivée de la première manche de la Coupe du Monde, le classement final de l’épreuve de Cape Town, disputée selon le format « sprint »(750 mètres de nage libre, 20 km de course cycliste et 5 km de course à pied)en dit long sur le niveau de la performance de notre compatriote.

Et dire qu’il a failli ne pas prendre le départ !

Pendant quatre jours il a attendu en vain l’arrivée de ses bagages et – surtout – de son vélo.

Ce n’est que dans la nuit de samedi à dimanche que sa bicyclette a enfin trouvé sa destination.La  mère de Bob est allée prendre le précieux outil  en taxi à l’aéroport dès 7.00 du matin, sans s’imaginer la suite absolument rocambolesque. En effet les officiels de la fédération internationale ITU, chargés de contrôler le vélo, étaient d’abord introuvables, et par après,impossible à trouver un mécanicien….

Heureusement, l’entraîneur national Thomas Andréos avait emmené comme réserve le vélo de Stefan Zachäus, et c’est donc avec cette bicyclette (pas à sa mesure) que Bob Haller s’est rendu au départ.

Inutile de souligner le stress qui rongeait le multiple champion national depuis des heures.

Que dans ces conditions, son parcours de natation fut simplement moyen (35e sur les 55 partants, à 36 secondes du meilleur nageur, le Sud-Africain Schoeman) n’étonnera personne.

Alors qu’un groupe de tête de 11 athlètes avait pris le large dans les 20 km de la course cycliste, Bob Haller se retrouvait en compagnie de son copain d’entraînement Joao Pereira, le double champion d’Europe en titre, et du second licencié FLTri Gregor Payetdans un peloton de chasse fort de 27 personnes, à quelque 30 secondes.

Cet écart ne changeait guère et notre compatriote, après une bonne transition – sa spécialité –  se lançait sur les 5 km de course à pied avec un débit de 36 secondes, devançant de peu Payet (0.39 de retard) et Pereira (0.44)

Alors que le Portugais devait abandonner à mi-parcours, Bob Haller, motivé comme jamais par ses malheurs, allait réaliser une de ses meilleurescourse de sa carrière. En 14’58’’ pour les 5000 mètres terminaux, il signait le 7e meilleur temps, à 33 secondes seulement du vainqueur ,Richard Murray, No 5 mondial.

En prenant la 10e place au général, (à 1’05’’ de Murray) il précédait des clients tels l’Allemand Schomburg (no 38 au classement ITU), l’Italien Steinwandter, les Belges De Keyser et Vanderplanckeetc

Gregor Payet, le champion national, lui terminait en 29e position, à 2’36’’ du vainqueur et à 1’31’’ de Haller, qui, dimanche soir encore, avait quelques problèmes à réaliser la valeur de sa remarquable performance !

Updated: 12/02/2018 — 17:07
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